L'auteur: "
Je m'appelle Jennifer, j'ai 19 ans. J'écris depuis toujours, c'est un moyen d'exprimer ce que je ressens, et de m'échapper aussi. Parfois je me comprends mieux, à travers ce que j'écris. Et puis je peux laisser parler mon imagination autant que je le veux. L'écriture est une passion, après la lecture ^^. Elles ont une grande place dans ma vie.
Son blog : http://whenever-you-need-me.skyblog.com"
Un sourire qui se dessine à la lueur d'un souvenir et mon coeur se brise au son de ta voix qui résonne encore dans ma tête.
Il paraît que plus que l'échec et plus que la mort quand elle se tient face à nous, ce que l'homme craint le plus - et sans doute par égoïsme - est la disparition de la personne la plus chère à son coeur. Et je dirai maintenant par expérience qu'on a raison de le croire.
Ma plus grande peur était que tu disparaisses de ma vie et je pensais avoir tout fait pour éviter ça, je croyais que tu m'aimais comme tu le disais si souvent. J'avais si peur que tu t'en ailles, je me suis battue de toute mes forces, avec tant de rage pour que cela n'arrive pas. Jusqu'au jour où...
La douleur a fini par embraser mon coeur, par remplacer la crainte qui me rongeait au quotidien. Si seulement il n'avait pas plu ce soir là... Si seulement je ne t'avais pas laissé l'argent qu'il te manquait pour faire le plein, si ce foutu cour n'avait pas été annulé, tu ne te serais pas retrouvé sur cette route, ce chauffeur ivre fonçant droit sur toi. Zéro virgule huit grammes dans le sang et trente kilomètres heures au-dessus des quatre-vingt-dix règlementaires. Rien que ça... Et si je n'avais pas eu cette putain de migraine, si seulement j'étais venue avec toi!
Il n'a fallu qu'une seconde et demi pour qu'il t'envoie dans le décor. Pour qu'il m'arrache ce que j'avais de plus cher au monde. Ta disparition a creusé un vide en moi, tu sais, elle a créé un manque que je ne sais pas combler. Quand j'y réfléchis parfois je me dis même que je ne veux pas le combler, j'ai trop peur de t'oublier, de ne plus te sentir avec moi. Parce que oui, je sais que t'es encore quelque part. Tu ne me laches pas, où que j'ailles, j'ai toujours l'impression que tu me suis. Je pense à toi. A chaque minute. A chaque seconde. Tout le temps.
Je fais toutes sortes de choses stupides pour arrêter le flux de pensées et de souvenirs qui s'emmêlent dans ma tête. Parce que oui, ils me procurent du réconfort, mais ils me lacèrent le coeur et ça fait vraiment trop mal.
Alors j'essaye de les contrer, de détourner mon attention. Je regarde nos films préférés en boucle, je prépare le dîner pour nous deux, mais quand je m'apperçois que tu n'y touchera pas, je finis par le jeter. Je lave et repasse ton linge sans m'arrêter, sauf les derniers vêtements que tu as porté ce jour là pour traîner, parce que j'ai trop peur que le peu de toi qui est resté dessus s'en échappe. Je compte les tic tac de la pendule, j'essaye de compter le plus vite possible jusqu'à soixante en une minute; je compte les nuages sur la tâpisserie de la chambre du bébé qu'on essayait d'avoir, les minutes qui me séparent de l'heure à laquelle tu rentrais du travail, les jours qui me séparent de toi; je compte tout le temps, je compte tout et n'importe quoi.
Je passe des heures imobile dans le salon, à fixer la photo de nous exposée à côté de la télé, assise par terre à cogner mon corps contre le mur du couloir, encore teinté de ce vert que l'on détestait, le regard vide posé sur la porte d'entrée qui devrait s'ouvrir d'une seconde à l'autre.
Les jours se suivent et se resemblent, tant et si bien que je n'arrive plus à les distinguer. Je tourne en rond la nuit et je dors la journée, je ne ferme pas les yeux parfois pendant quinze heures d'affilées. En fait je passe mon temps à attendre que tu rentres à la maison et je ne m'endors que parce que mon corps ne tient pas autant que je le voudrais. Chaque jour j'ai l'impression d'étouffer tant je manque de toi, tant l'espace semble se rétrécir autour de moi. Je n'ai plus goût à rien, je ne suis même plus mal pour des broutilles comme je l'étais si souvent, tant ton absence m'a dévasté. Il n'y a plus que les tic et les tac de l'horloge qui rythment ma vie, il n'y a qu'eux pour briser le calme ici. Si tu savais comme le silence est un bruit insupportable, depuis que t'es parti!
Plus rien n'a de couleur sauf l'image de tes yeux, plus rien n'a de saveur sauf les souvenirs qui traînent encore partout où l'on est passés. Parfois j'ai l'impression de devenir folle. Il m'arrive de sentir tes bras autour de moi, ton souffle dans mon cou, ta chaleur qui m'enveloppe et même tes mains sur moi. C'est comme si mon corps se souvenait de toi et qu'il provoquait lui-même ces sensations pour que je ne les oublie pas. Pour que je ne t'oublie pas.
Je n'ai rien à quoi m'accrocher, aucun but depuis que tu m'as quitté. Si tu savais comme je t'en veux, tu avais juré de ne jamais me laisser toute seule. Je vis dans les souvenirs qui me lient à toi, et qui me font souffrir alors que j'ai besoin d'eux. Je passe mes jours à attendre. Attendre que la porte s'ouvre et que tu rentres avec le sourire, que tu me dises que tu m'aimes et qu'on continue notre histoire. Je n'ai plus que des souvenirs pour te faire vivre, la mémoire que mon corps a de toi, le son de ton rire et de ta voix. J'attends, encore et encore.Ta disparition laisse en moi une douleur que je ne sais pas apaiser.
Mon avis: Alors, merci Jennifer...ce que tu as écrit retranscrit exactement l'état dans lequel on est lorsque l'on vient de perdre l'être aimé...les remords "et si...et si.." et les jours qui défilent et qui se ressembles...l'espoir illusoire qu'IL reviendra...et puis non en faite...
Continues d'écrire surtout.