manque de temps

Me revoilà!!! Pendant ces vacances de Noel je vais me remettre à cette galerie que j'ai lâchement abandonné pendant quelques semaines....

Sur ce, je vous souhaites de bonnes fêtes!

# Posté le samedi 14 novembre 2009 08:53

Modifié le mardi 22 décembre 2009 03:17

brèves présentations.....

brèves présentations.....
Bon voilà........me voilà qui créé un nouveau blog......en flânant sur quelques blogs....j'ai eu une idée......de créer un blog où n'importe qui pourrait écrire des textes, je crois que l'on appelle cela une galerie textuelle....et puis je compte publier quelques un de mes textes ce n'est que le commencement bien sûr....peut être que je changerai d'idées par la suite.....ou qu'en trouverai des nouvelles........

Alors....parlons fonctionnement....eh ben je propose pour l'instant des vous donner des thèmes.... ou photos.....qui pourrait être susceptibles de vous intéresser.......et puis si l'inspiration vous vient....envoyez-moi vos textes et puis quelques indications sur vous (votre âge, votre prénom.....et puis sur ce qui vous pousse à écrire....enfin c'est comme vous voulez) sur ma messagerie ou par commentaire......à vous de voir........

# Posté le samedi 19 septembre 2009 08:03

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 05:46

quelques thèmes........

Voici les premiers thèmes......j'espère qu'ils vous inspireront.......

*la douleur

*la disparition d'un être cher

*une expérience.....malencontreuse....où vous vous êtes ridiculiser...... racontée de manière humoristique de préférence

*un retour dans votre enfance grâce à une odeur.....un son.....une sensation... un tropisme comme disait Nathalie Sarraute.....

*ce que vous inspire la musique ci dessous...."le clair de lune" de Debussy........

je tâcherai de trouver d'autres thèmes....sinon n'hésitez pas à m'en proposer........

# Posté le lundi 21 septembre 2009 13:56

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 06:13

texte n°1 "douleur" et "perte d'un être cher"

texte n°1 "douleur" et "perte d'un être cher"
Ce texte est écrit par Hannah, qui a 20 ans....pour elle écrire, c'est un besoin, une drogue...elle aime beaucoup se mettre dans la peau de son personnage Louis.....
son blog: http://relation-textuelle.skyblog.com

Voici son texte:

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
L'absence de l'autre. Que dire d'elle? L'absence est ineffable, elle ne se décrit pas, elle se vit. On l'a tous connu un jour ou l'autre. Qu'elle soit passagère ou éternelle. Qu'elle soit impassible ou cruelle...

Ton absence, la quiétude déchue...

Me replonger dans les souvenirs, et croire un instant que tu es toujours là. Amère torpeur...
(Ton sourire. Juste ton sourire. Cette expression si singulière qui s'empare de toi quand quelque chose te tourmente. Ta façon de rire avec espièglerie, ta voix sensuelle, et tes yeux pétillants, et ton odeur familière, ton désir ardent, et t'embrasser languoureusement et.............
mon désespoir déchirant.)

Ta souvenance, l'être perdu...

Ton visage est un endroit qui a marqué ma vie. Et ce à jamais. Un paradis. Sans lui, je ne sais plus où je suis et j'erre. J'erre misérablement dans un abattement profond. Jour après jour, ma culpabilité ravageuse me dévore et me consumme indolemment. J'ai honte, honte de vivre, de n'avoir pu te sauver, mourir à ta place, et mon dégout de moi même me hantera à jamais: je l'accepte comme la peine encourrue à mon déshonneur innomable. Chaque nuit, je t'entends, je te sens, et tu viens susurrer doucereusement au creux de mon oreille, m'empêchant ainsi de trouver le sommeil, pour me punir de respirer, de ressentir, de vivre, d'être là... sans toi.
Je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Je n'y vois qu'un visage hagard et émacié, des cheveux en bataille, des yeux vides. Vides mais pourtant plein de regrets. C'est à peine si je peux soutenir la vision ignominieuse et avilissante de mon être désormais lamentable et piteux.
Le soleil matinal illumine la pièce. Une clarté obscure... celle des jours où le soleil brille à l'extérieur mais pas dans le coeur.

Ton inexistence, le passé révolu...

[Plus tard...]
La nuit noire. J'avale avec lassitude une énième gorgée de whisky. J'attends. J'attends l'oubli bienfaisant. J'attends la légèreté éthylique, j'attends de crever imminemment. Le marasme, l'abîme, le gouffre, ceci est ma déchéance. Et je m'en contrefous. Eperduemment.
La nausée m'opresse peu à peu. Ma panacée délétère a commencé son sinistre travail. Des spasmes sordides et infâmes commencent à m'agiter et, tel un vulgaire pantin désarticulé, je m'effondre à genoux sur le sol froid comme la glace, décadence. Ma cage thoracique se soulève et s'affaisse, et ma douleur se fait l'écho incessant de ce rythme infernal, et un haut le coeur secoue mon être entier, je dégueule et ça sort de moi en un bruit guttural, il me semble que le temps s'est figé, et, brisant le silence spectral, ça gicle sur le carrelage immaculé, je me souille de ma propre turpitude, je gerbe mes désillusions acerbes, mes rêves de demain et d'antan et mes maux sortent de moi vertigineusement, tous mes excès se voient là déversés dans l'obscurité de la nuit immuable et seuls les ténèbres sont témoins de mes obscenités, et je voudrais tellement que tu sois encore là, mais ça ne s'arrête pas, le cauchemar continue, et mon gosier m'irrite, enflammé par ma douleur hurlante, malmené par ma déliquescence brûlante, et ça gicle encore, encore... Et encore....
Et toute cette merde est expulsée, tout sort de mon corps affligé. Tout. Il n'y a que toi qui reste en moi. Toi comme une boule au fond de ma gorge trop serré. Toi comme le fantôme de mes nuits avortés, comme mon abjection profonde et détestée...

Ma souffrance, mon supplice vécu...

Les spasmes cessent enfin et, profondément meurti, je m'affaisse dans un long cri silencieux -le son muet d'un requiem prématuré, celui de ma vie ici achevée- ...
Ma joue heurte le sol glacé dans un claquement sourd, je voudrais ne plus jamais pouvoir me relever...
...
...
Nina.


mon avis:
Hannah....tout simplement bravo....ton style et puis ce personnage Louis.....il n'y a rien n'a rajouté....si
merci!

# Posté le dimanche 04 octobre 2009 14:52

Modifié le lundi 05 octobre 2009 01:41

deuxième texte "douleur" et "disparition d'un être cher"

deuxième texte "douleur" et "disparition d'un être cher"
L'auteur: "Je m'appelle Jennifer, j'ai 19 ans. J'écris depuis toujours, c'est un moyen d'exprimer ce que je ressens, et de m'échapper aussi. Parfois je me comprends mieux, à travers ce que j'écris. Et puis je peux laisser parler mon imagination autant que je le veux. L'écriture est une passion, après la lecture ^^. Elles ont une grande place dans ma vie.
Son blog : http://whenever-you-need-me.skyblog.com
"


Un sourire qui se dessine à la lueur d'un souvenir et mon coeur se brise au son de ta voix qui résonne encore dans ma tête.

Il paraît que plus que l'échec et plus que la mort quand elle se tient face à nous, ce que l'homme craint le plus - et sans doute par égoïsme - est la disparition de la personne la plus chère à son coeur. Et je dirai maintenant par expérience qu'on a raison de le croire.

Ma plus grande peur était que tu disparaisses de ma vie et je pensais avoir tout fait pour éviter ça, je croyais que tu m'aimais comme tu le disais si souvent. J'avais si peur que tu t'en ailles, je me suis battue de toute mes forces, avec tant de rage pour que cela n'arrive pas. Jusqu'au jour où...

La douleur a fini par embraser mon coeur, par remplacer la crainte qui me rongeait au quotidien. Si seulement il n'avait pas plu ce soir là... Si seulement je ne t'avais pas laissé l'argent qu'il te manquait pour faire le plein, si ce foutu cour n'avait pas été annulé, tu ne te serais pas retrouvé sur cette route, ce chauffeur ivre fonçant droit sur toi. Zéro virgule huit grammes dans le sang et trente kilomètres heures au-dessus des quatre-vingt-dix règlementaires. Rien que ça... Et si je n'avais pas eu cette putain de migraine, si seulement j'étais venue avec toi!

Il n'a fallu qu'une seconde et demi pour qu'il t'envoie dans le décor. Pour qu'il m'arrache ce que j'avais de plus cher au monde. Ta disparition a creusé un vide en moi, tu sais, elle a créé un manque que je ne sais pas combler. Quand j'y réfléchis parfois je me dis même que je ne veux pas le combler, j'ai trop peur de t'oublier, de ne plus te sentir avec moi. Parce que oui, je sais que t'es encore quelque part. Tu ne me laches pas, où que j'ailles, j'ai toujours l'impression que tu me suis. Je pense à toi. A chaque minute. A chaque seconde. Tout le temps.

Je fais toutes sortes de choses stupides pour arrêter le flux de pensées et de souvenirs qui s'emmêlent dans ma tête. Parce que oui, ils me procurent du réconfort, mais ils me lacèrent le coeur et ça fait vraiment trop mal.

Alors j'essaye de les contrer, de détourner mon attention. Je regarde nos films préférés en boucle, je prépare le dîner pour nous deux, mais quand je m'apperçois que tu n'y touchera pas, je finis par le jeter. Je lave et repasse ton linge sans m'arrêter, sauf les derniers vêtements que tu as porté ce jour là pour traîner, parce que j'ai trop peur que le peu de toi qui est resté dessus s'en échappe. Je compte les tic tac de la pendule, j'essaye de compter le plus vite possible jusqu'à soixante en une minute; je compte les nuages sur la tâpisserie de la chambre du bébé qu'on essayait d'avoir, les minutes qui me séparent de l'heure à laquelle tu rentrais du travail, les jours qui me séparent de toi; je compte tout le temps, je compte tout et n'importe quoi.

Je passe des heures imobile dans le salon, à fixer la photo de nous exposée à côté de la télé, assise par terre à cogner mon corps contre le mur du couloir, encore teinté de ce vert que l'on détestait, le regard vide posé sur la porte d'entrée qui devrait s'ouvrir d'une seconde à l'autre.

Les jours se suivent et se resemblent, tant et si bien que je n'arrive plus à les distinguer. Je tourne en rond la nuit et je dors la journée, je ne ferme pas les yeux parfois pendant quinze heures d'affilées. En fait je passe mon temps à attendre que tu rentres à la maison et je ne m'endors que parce que mon corps ne tient pas autant que je le voudrais. Chaque jour j'ai l'impression d'étouffer tant je manque de toi, tant l'espace semble se rétrécir autour de moi. Je n'ai plus goût à rien, je ne suis même plus mal pour des broutilles comme je l'étais si souvent, tant ton absence m'a dévasté. Il n'y a plus que les tic et les tac de l'horloge qui rythment ma vie, il n'y a qu'eux pour briser le calme ici. Si tu savais comme le silence est un bruit insupportable, depuis que t'es parti!

Plus rien n'a de couleur sauf l'image de tes yeux, plus rien n'a de saveur sauf les souvenirs qui traînent encore partout où l'on est passés. Parfois j'ai l'impression de devenir folle. Il m'arrive de sentir tes bras autour de moi, ton souffle dans mon cou, ta chaleur qui m'enveloppe et même tes mains sur moi. C'est comme si mon corps se souvenait de toi et qu'il provoquait lui-même ces sensations pour que je ne les oublie pas. Pour que je ne t'oublie pas.

Je n'ai rien à quoi m'accrocher, aucun but depuis que tu m'as quitté. Si tu savais comme je t'en veux, tu avais juré de ne jamais me laisser toute seule. Je vis dans les souvenirs qui me lient à toi, et qui me font souffrir alors que j'ai besoin d'eux. Je passe mes jours à attendre. Attendre que la porte s'ouvre et que tu rentres avec le sourire, que tu me dises que tu m'aimes et qu'on continue notre histoire. Je n'ai plus que des souvenirs pour te faire vivre, la mémoire que mon corps a de toi, le son de ton rire et de ta voix. J'attends, encore et encore.Ta disparition laisse en moi une douleur que je ne sais pas apaiser.


Mon avis: Alors, merci Jennifer...ce que tu as écrit retranscrit exactement l'état dans lequel on est lorsque l'on vient de perdre l'être aimé...les remords "et si...et si.." et les jours qui défilent et qui se ressembles...l'espoir illusoire qu'IL reviendra...et puis non en faite...
Continues d'écrire surtout.

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 06:35

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 03:01